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HISTOIRES DE LA NUIT de Léa Mysius - FESTIVAL DE CANNES 2026 - COMPÉTITION OFFICIELLE

  • Photo du rédacteur: Raphaël Chadha
    Raphaël Chadha
  • 26 mai
  • 1 min de lecture

LE MOT : PIERRE 

Léa Mysius a parcouru la Croisette avec ses films, en 2017 avec Ava à la Semaine de la Critique, en 2022 avec Les Cinq Diables et en 2026 en compétition officielle avec son nouveau film Histoires de la nuit (inspiré d’un roman de Laurent Mauvignier). 


Léa Mysius conserve un style qui lui est propre, anxiogène, très graphique (nous y reviendrons), explorant les limites du cinéma si seulement il en avait. 


Avant de parler ’image, parlons interprétation et d’une en particulier. Benoît Magimel est excellent, donnant du sens à la comédie criminelle. Jouant entre deux émotions et leur complexité, peut-on rire du mal ? 


Concernant l’objet projeté, la réalisatrice a travaillé pendant 4 ans et ça se sent. La couleur noire est un protagoniste à part entière, représentant autant les tréfonds de l’humanité, de la mort ou d’un tableau rappelant Pierre Soulages peint par Cristina (incarnée par Monica Bellucci). 


C’est dans ces mêmes ombres que Léa Mysius signe une des scènes les plus mémorables du festival, avec des plans tout en images 3D, graveleux, beiges, marrons. Le tout accompagné d’une musique ensevelissante. 


Léa Mysius semble être comme le Petit Poucet, déposant pierre après pierre pour retrouver le chemin du cinéma.


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