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TOP 25 FILMS - QUART DE SIÈCLE

  • La Rédaction
  • 15 mars
  • 21 min de lecture

Dernière mise à jour : 19 mars

La rédaction s'est rendu compte que nous venions déjà de conclure un quart de siècle. L'histoire de faire un top, à notre habitude, de 25 chefs-d’œuvre contemporains sortis après l'année 2000. Il se peut qu'il y ait 26 films, mais après tout, nous sommes en 2026 !

Allez, à 2050, cette fois-ci pour un top moitié de siècle !


LE TOP DE LA RÉDACTION



1. LE VOYAGE DE CHIHIRO de Hayao Miyazaki (2002)

Chihiro, 10 ans, cherche à libérer ses parents du sortilège puissant lancé par la terrible sorcière Yubaba. Quête initiatique inquiétante, onirique, universelle et profondément moderne, Le Voyage de Chihiro dépeint les travers du capitalisme - travail forcé menant à la perte des identités et cultures, le tout à la faveur des plus puissants. Hayao nous fait plonger dans un univers captivant où cohabitent divinités inspirées du shinto japonais, de la mythologie grecque ou encore des contes slaves. Le Voyage de Chihiro, c’est aussi une fable écologique, où personne, même les esprits, n’échappe à la pollution générée par l’activité humaine. Dessins, scénario, bande originale - signée Joe Hisaishi, qui d’autre ? - tout simplement sublimes. Un chef-d'œuvre à voir, revoir, rerevoir… - Louise Devillers



2. MEMORIES OF MURDER de Bong Joon-Ho (2004)

Dès Memories of Murder, les bases du cinéma coréen contemporain étaient posées : une esthétique maîtrisée à la perfection, réaliste, crue et poisseuse ; des ruptures de tons multiples, convoquant différents genres : le drame, la comédie, le thriller, le film policier… Et bien sûr, des acteurs hyper engagés dans leurs rôles, notamment Song Kang-ho, peut-être le meilleur acteur coréen de notre temps, qui a joué dans beaucoup des plus grands films de son pays. Memories of Murder a marqué le public par son intensité, sa folie, son extravagance, son profond désespoir… C’est un film inoubliable, qui s’achève en nous laissant lessivés et hagards, bouleversés par ce que l’on vient de vivre… - Adrien Fondecave 



3. THERE WILL BE BLOOD de Paul-Thomas Anderson (2008)

« I killed my boy! » Ce film est spécial car il fait partie d’une période bénie dans le paysage cinématographique, où j’ai pu découvrir en salle un nombre significatif de pépites, dont There Will Be Blood fait partie… Pour une fois, l’expression « une œuvre radicale » n’est pas volée, car ce film est le témoin d’une cicatrice béante dans l’histoire d’un pays tout-puissant qui nous abreuve culturellement depuis des années. Après l’âge d’or, qui suintait les paillettes, vint celui du pétrole et de la critique. Un liquide noir, toxique, qui est le moteur des États-Unis mais aussi sa maladie. Un virus qui rend fous les Américains autant que le protagoniste du film. Paul Thomas Anderson mêle les thématiques de la violence, de la religion, du pouvoir et de l’argent dans une œuvre monumentale, pamphlet critique de la société en écho avec notre monde actuel. Ou comment un individu assoiffé de richesse finit par tout sacrifier sur l’autel du saint dollar. Les racines du mal. - Ruben Mariage



4. ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND de Michel Gondry (2004)

Joel et Clementine décident d’effacer de leur mémoire les souvenirs de leur relation devenue trop douloureuse. Avec Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Michel Gondry signe une œuvre aussi inventive qu’émouvante, portée par un Jim Carrey bouleversant et une Kate Winslet magnétique. Un film qui interroge une question vertigineuse : peut-on vraiment oublier quelqu’un que l’on a aimé, ou certains souvenirs restent-ils à jamais gravés dans le cœur ? - Zoé Grandcolas



5. LA ZONE D'INTÉRÊT de Jonathan Glazer (2024)

L’horreur. On l’entend, on la sent, on la devine, sans cesse, mais on ne la voit jamais. Car le “petit coin de paradis” dans lequel vivent Höss et sa famille n’est autre que “la zone d’intérêt”, l’orée du camp d’Auschwitz.

Höss parle machine et productivité, mais jamais il n’en évoque la finalité macabre. La « banalité du mal », soulignerait sûrement Hannah Arendt.

Plans d’une précision chirurgicale, hors champ manié à la perfection, bande son glaçante. On ne respire pas devant La Zone d’intérêt, on suffoque. - Louise Devillers



6. PHANTOM THREAD de Paul-Thomas Anderson (2018)

Phantom Thread est un des films qui définissent le mieux ce qu'est l'intimité et la passion mais à la manière d'un conte. Le film est une chorégraphie émotionnelle entre ces deux personnages qui se rapprochent puis s'éloignent. Ce lien est très ambigüe mais on sent bien le fil qui les lie est très solide. Fil que le personnage principal campé par Daniel Day Lewis maîtrise à la perfection étant donné qu'il est couturier. Reynolds aime Alma et ne cesse de la sublimer de l'extérieur pour que le monde comprenne à quel point elle est également sublime de l'intérieur.

Ce film mérite d'être vu plusieurs fois car il ne s'épuise jamais. La richesse des plans nous donnerait presque envie de faire pause et de rester des heures à les contempler. On se croirait dans un musée face à des tableaux de peinture. La générosité de la mise en scène de Paul Thomas Anderson permet d'avoir plusieurs interprétations possibles et de rendre ces personnages presque mythologiques. Un des meilleurs films de Paul Thomas Anderson ces 25 dernières années qui ne prendra pas une ride. - Alessia Paris



7. LA CHIMÈRE d’Alice Rohrwacher (2023)

Dans une interview donnée pour La Chimère, Alice Rohrwacher dit “Je me questionne beaucoup. Qu’est-ce qu’on fait avec le passé ?”

Tout d’abord, on en fait un film sur un homme (Arthur incarné par Josh O’Conor) surnommé “inglese” ou “maestro” tout juste sortant de prison, qui reprend son activité d’archéologue amateur avec des amis de son village perdu en Italie. Ensuite, on y ajoute une histoire d’amour passée, sous couvert du mythe d’Orphée. Regarder, mélancolique, une passion antique autant qu’amoureuse. Cet amour constitue le fil rouge du récit autant qu’il est représenté par un fil rouge, sans en dévoiler plus. Enfin, on est subtil et on cherche le détail, comme The Mastermind de Kelly Reichardt avec le même acteur et sur un sujet aussi artistique. Seulement, on creuse un peu plus son sujet, ses personnages et ses supports cinématographiques choisis. 

Promis Alice, on ne se retournera pas. Quoi que ? J’entends l’accent italien de Josh O’Conor dans ce couloir aux peintures étrusques… - Raphaël Chadha



8. LA LA LAND de Damien Chazelle (2017)

À Los Angeles, Mia, apprentie actrice, et Sebastian, pianiste passionné de jazz, tentent de réaliser leurs rêves dans l’univers impitoyable d’Hollywood. La La Land raconte une histoire d’amour unique entre ambition et passion, mais aussi l’importance des rêves et les choix qu’on doit parfois faire pour les atteindre. Le tout porté par une comédie musicale presque addictive et son esthétique colorée qui laisse pourtant un goût doux-amer lorsque le générique de fin se lance. - Zoé Grandcolas



9. LA CITÉ DE DIEU de Fernando Meirelles et Katia Lund (2003)

La Cité de Dieu, un film référence du cinéma Brésilien, et une figure d’un cinéma qui capture la réalité de la dureté de certains milieux sociaux. Une hymne cinématographique pour une génération de rappeurs, de cinéastes et de photographes du début des années 2000, La Cité de Dieu de Fernando Meirelles est inspiré d’un ouvrage de Paulo Lins, du même nom. Le réalisateur et l’auteur collaborent intelligemment afin de réaliser une histoire très personnelle — celle du narrateur et personnage principal — qui coïncide avec la réalité des quartiers populaires du Brésil, les favelas. De cette façon, dans son film, Fernando Meirelles réussit à nous rendre compte, en image, de l’état d’urgence d’un quartier et de sa population. À travers le personnage principal de Fusée (Buscapé en V.O.) nous entrons de manière intime et sensorielle au cœur d’une favela, plongeant les spectateurs, le temps de la projection, dans la peau des acteurs qui jouent leurs propres rôles. - Joa Mauduech



10. UNDER THE SILVER LAKE de David Robert Mitchell (2018)

Sam, en pleine quête de célébrité à Los Angeles, fait connaissance avec Sarah, rencontrée à la piscine de son hôtel. Sauf que cette dernière se volatilise du jour au lendemain. Sam se lance alors à sa recherche dans un Los Angeles crépusculaire. Il devient complètement obsédé par cette disparition mystérieuse à base de décryptage de boîtes de céréales et de vinyles écoutés à l'envers. On se croirait presque dans un jeu de rôle qui a mal tourné. On sent bien les influences lynchiennes chez Robert David Mitchell, désignant la juxtaposition d'« éléments surréalistes ou sinistres et d'environnements quotidiens et banals ». L'angoisse palpable pendant tout le film rappelle aussi les films d'Hitchcock. Un film aux influences diverses qui trouve sa propre identité et créé un genre en lui-même. Sam et Sarah ne sont pas les seuls rôles principaux de ce film.

Los Angeles est également un personnage clé car c'est lui qui donne le tempo et le rythme de l'enquête. Enquête qui deviendra un véritable voyage initiatique et ésotérique pour Sam.

Un film aux saveurs de converses et de couchés de soleil. - Alessia Paris



11. MULHOLLAND DRIVE de David Lynch (2001)

Un monde à nulle autre pareil s’est alors refermé sur le Septième Art. Ce film a changé la donne à jamais. Des pièges, des cauchemars, des faux-semblants, une boîte bleue, silencio, un cow-boy, tant d’images, tant de sensations, tant d’émotions qui perdurent, gravées dans la rétine, qui refusent de s’effacer, qui continuent de m’habiter 25 ans après. Si le mot chef-d’œuvre a encore un sens… - Jérémie Prigent



12. DOGVILLE de Lars Von Trier (2003)

Dogville est un film révolutionnaire, d’une cruauté implacable et sans appel, mais à la maîtrise irrésistiblement captivante, dont on ne se remet qu’à pas lents… Un monument d’intelligence et d’audace brechtienne, portant le jugement irrévocable des bassesses de notre espèce. Un réquisitoire amer, qui offre à nos consciences lourdement éprouvées — par le biais d’un dispositif scénique génialement emprunté au théâtre d’avant-garde — le spectacle fascinant d’un ébranlement de nos valeurs-refuges et des conceptions admises du Bien et du Mal. La première fois que je l’ai vu, ce joyau corrosif et géant de Lars Von Trier a suscité en moi, à la fois l’un des plus profonds enseignements et l’un des chocs intimes les plus douloureux que le Septième Art m’avait procuré. L’idée chrétienne du Pardon y est tragiquement subvertie, renversée, abolie. La sublime espérance métaphysique de Breaking the Waves n’est plus. Dans la Ville du Chien — ce prédateur si proche de nous, aux instincts premiers faussement domestiqués —, ni absolution ni rédemption : l’Au-Delà de la vie ordinaire ne peut qu’être celui de l’ignominie de l’Homme retournant à la bête ; le Salut, arraché par une vengeance qui, oculum pro oculo, ne rachète l’individu qu’au prix de sa corruption. À l’époque de sa découverte, j’ai eu le sentiment contradictoire d’avoir été simultanément grandi et violenté par cette œuvre qui me hante encore. La blessure lointaine que j’en garde, et la révélation sensible qui l’accompagne, me font chérir ce film — et l’élever au rang des très grands de son siècle. - David-Alessandro Nigris



13. NOBODY KNOWS de Hirokazu Kore-eda (2004)

Placer ce film dans le top du quart de ce siècle ne relève pas seulement d’un choix cinéphile ou de mon attrait insatiable envers le cinéma asiatique, mais surtout d’un choix émotionnel. Kore-eda filme ici l’enfance et l’invisible avec une pudeur qui tourne au sacré. Dans ce huis clos qui met en scène quatre enfants qui essayent de continuer à exister malgré l’abandon maternel, Kore-eda refuse le mélodrame larmoyant pour embrasser un traitement naturaliste, presque tactile physiquement et émotionnellement. On ressent la moiteur de l’été tokyoïte, le craquement des parquets et surtout, cette dignité sourde et bouleversante du quotidien qui s’effrite. Ce film est bien plus qu’un drame social, c’est une expérience sensorielle, déroutante sur le temps qui passe et l'innocence de l’enfance qu’on assassine en silence. Bref, un chef-d’oeuvre absolu de l’empathie cinématographique. - Mathis Gautherin



13. LES HARMONIES WERCKMEISTER de Béla Tarr et Agnes Hranitzky (2003)

Comment parler en quelques lignes d’un film que l’on ose placer au point culminant d’un quart de siècle ? Comment rendre hommage à une œuvre dont la perfection nous intimide ?


D’une force poétique et formelle difficilement surpassable, ce monument de Béla Tarr nous subjugue et presque nous accable, tant la beauté qui s’y livre — tragique et glacée jusque dans l’embrasement qu’elle métaphorise — est de nature à soulever nos émotions les plus enfouies. Ma découverte des Harmonies Werckmeister fut un choc : ce film, où plane l’ombre de Tarkovski, est de ceux qui, secrètement, au moins la première fois, nous font nous écrier en nous-mêmes, hébétés : « C’est donc possible ! ». Entre fable shakespearienne, drame cosmique et légende vivante des Siècles, l’œuvre tout entière nous avale, comme pourrait le faire cette baleine — immense et majestueuse énigme échouée au cœur de l’agitation humaine — dont la présence silencieuse, surréelle, hante presque chaque plan, et qui pourrait être celle de Jonas — engouffrant et recrachant, par les yeux plus que par la bouche cette fois, non point un corps de chair mais la somme des rêves qui s’épuisent dans le monde. Un film, pour ainsi dire, à rendre l’âme — mais à qui ? À Dieu ? À César ? Ni à l’un ni à l’autre, car les deux semblent avoir déserté les lieux depuis longtemps : parmi les désolations somptueuses de l’univers en bouleversement que le cinéaste met en scène, il ne reste que des hommes et des femmes — simples mortels, traversant obstinément les brumes et l’obscurité pluvieuse de leur condition. Aussi mortels que les certitudes auxquelles nos sociétés se cramponnent. Aussi mortels que l’espoir, la transcendance des peines et l’art inégalé de les dire — eux — sont éternels. - David-Alessandro Nigris



15. LES FEUILLES MORTES de Aki Kaurismaki (2023)

Le style cinématographique d’Aki Kaurismäki est immédiatement reconnaissable, et on le retrouve avec un immense plaisir dans Les Feuilles mortes, tragicomédie romantique drôle, poétique et humaniste. Le cinéaste finlandais met en scène un couple de personnages, la battante Ansa et le désespéré Holappa, qui vont tenter de s’aimer, malgré les aléas de leurs vies précaires, dans une société ultralibérale qui détruit les individus. Comme toujours, Aki Kaurismäki a beaucoup de tendresse pour ses personnages, qui sont irrésistibles. Et il les filme avec une mise en scène et une photographie d’une grande beauté, qui servent d’écrin pour cette magnifique histoire, une sorte de fable moderne, qui émeut et pousse à la réflexion en même temps. Je crois bien que c’est mon long métrage préféré d’Aki Kaurismaki, au sein d’une filmographie riche en très grands films. - Adrien Fondecave



16. IN THE MOOD FOR LOVE de Wong Kar-wai (2000)

Trois notes, une femme qui marche au ralenti dans un escalier sous les néons d’une ville plongée dans l’obscurité : In the Mood for Love, c’est le style autant que le fond. Chaque image est un tableau, une contemplation d’un instant suspendu. C’est être témoin d’une histoire d’amour tissée par des mains délicates, qui entrelacent les mailles d’un récit composé de fils d’anecdotes humaines. La banalité du quotidien devient extraordinaire grâce à de minutieux détails de vie, d’accidents et de non-dits. Coincés entre les murs étroits d’une ville où l’espace semble comprimé, les personnages se frôlent, se touchent. La caméra se glisse, circule, traverse les murs. À l’image de ces douces notes de violon qui rythment l’une des mélodies les plus célèbres de l’histoire du cinéma, le film est une œuvre précise et détaillée : un véritable tour de force pour son réalisateur et son équipe de techniciens et de comédiens… et surtout pour sa comédienne. Rares sont les occasions d’admirer une photographie aussi sublime. Un travail artistique remarquable qui vient magnifier cette histoire d’amour simple, en apparence, que l’on pourrait résumer ainsi : un homme tombe amoureux d’une femme. Enjoy the show. - Ruben Mariage



16. HUIT FEMMES de François Ozon (2002)

Dans les années 1950, dans une grande demeure bourgeoise isolée par la neige, une famille s’apprête à célébrer Noël lorsqu’un drame survient : le maître de maison est retrouvé assassiné. Le coupable se cache forcément parmi les huit femmes de la maison. Ozon signe un huis clos aussi jubilatoire que venimeux, où secrets de famille, trahisons et non-dits éclatent au grand jour. Porté par une distribution d’actrices exceptionnelles et une bande originale absolument rétro, le film joue avec les apparences : chacune soupçonne l’autre, mais chacune a aussi un rôle à tenir. - Zoé Grandcolas



18. INLAND EMPIRE de David Lynch (2007)

Parce que c'est une déclinaison de Lost Highway et Mulholland Drive plus radicale, plus humaine, plus émouvante, plus expérimentale. C'est l'aboutissement de tout le cinéma de David Lynch, qui se prolongera dans la saison 3 de Twin Peaks, the Return.

La première fois je l'ai vu au cinéma à sa sortie, j'avais l'impression d'avoir été transporté dans un autre monde, c'était une séance éprouvante, puissante, unique. Et la deuxième fois que je l'ai vu, j'ai été totalement bouleversé par la dernière demi-heure, c'est le Lynch avec la fin la plus belle, la plus osée également ! - Jérémie Prigent



18. HOLY MOTORS de Leos Carax (2012)

Leos Carax a pris 13 ans avant de faire ce long-métrage, le temps de réfléchir autant que de nous faire réfléchir. Cette œuvre d’art comprend la plus belle introduction du cinéma : le metteur en scène  lui-même se réveille d’un sommeil qui a été long, et de ses mains d’artisans-créateurs, il vient sauver ses spectateurs endormis par le conformisme. Holy Motors est un film sur le cinéma, avec le cinéma, et pour le cinéma. Leos Carax "réalise" au sens étymologique du terme qui veut dire "rendre réel". Il rend réel ses rêves, me donnant envie de me rendormir pour faire de même. 

Enfin, le film, en plus de son introduction, comporte l’un des plus beaux dialogues du 7ème art.

L’homme à la tâche de vin (incarné par Michel Piccoli) dit : "Qu’est-ce qui vous pousse à continuer, Oscar ?"

Denis Lavant répond : "Je continue comme j’ai commencé. Pour la beauté du geste."

Michel Piccoli lui répond en citant Oscar Wilde : "La beauté on dit qu’elle est dans l’œil, dans l’œil de celui qui regarde". - Raphaël Chadha



18. TROPICAL MALADY de Apichatpong Weerasethakul (2004)

Un film qui coule dans mes veines. En tant que franco-thaïlandais, l’œuvre d’Apichatpong agit comme une reconnexion organique avec une partie de mon identité : celle des mythes enfouis et de la moiteur des forêts du Nord-est de la Thaïlande, en Isan, la région de mes racines. C’est un film scindé en deux, un diptyque qui passe de la romance solaire à la traque chamanique infusée de spiritualité bouddhique. C'est un cinéma de la métamorphose où le désir se fait tigre, une bête-esprit qui dévore la raison pour nous rappeler que, dans le cycle des renaissances et de la transmigration des âmes, la passion et l’attachement (Kama) est une force sauvage, “une maladie tropicale” capable de nous transformer, de façonner notre SOI, et de traverser les règnes et les espèces. La narration du film s'efface alors devant le pur onirisme pour incarner cette dualité qui me définit : un pont entre la rationalité occidentale qui sépare le monde physique du monde invisible, et le mystère insondable des esprits thaïlandais. Une hypnose qui laisse des traces. - Mathis Gautherin



21. AMOUR de Michael Haneke (2012)

Grand admirateur du maestro Autrichien, je m’étais lancé dans ce film avec au préalable ma combinaison cérébrale hermétique à la douleur, à la froideur de son cinéma. J’étais paré. Mais c’est le cœur qui a pris. Fait rarissime, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pendant et après ce chef-d’œuvre ! Il m’a fallu deux jours pour m’en remettre. La Palme d’Or de l’évidence et l’un des plus grands films du monde, il a largement sa place dans ce top du premier quart de notre siècle actuel. - Jérémie Prigent



22. GLADIATOR de Ridley Scott (2000)

La carrière de Ridley Scott est inégale. Mais dans ses meilleurs moments, il nous a laissé de grands films : Blade Runner, Alien, Les Duellistes… et Gladiator. Ce long métrage a posé les jalons du péplum moderne, un genre florissant lors de l’âge d’or d’Hollywood, avant de tomber en désuétude. Ridley Scott a relancé l’engouement pour ce genre de films… Mais il faut bien le dire, aucun de ses suiveurs n’a réussi à l’égaler. Gladiator est une vaste fresque, puissante et profondément romantique, qui voit un général de l’armée romaine, intègre et humain, affronter les hommes politiques corrompus de l’époque, et notamment l’empereur tout puissant : Commode. Les scènes de combat dans les arènes sont épiques, Rome reconstituée en décors et en images de synthèse est magnifique et impressionnante. Mais surtout, on s’attache aux personnages principaux, notamment Maximus, ce héros incarné par Russel Crowe avec beaucoup d’intensité et de panache. Ce long métrage n’est pas exempt de défauts, mais c’est l’un des derniers bons films à grand spectacle que nous a offert Hollywood, et qui a marqué l’histoire du septième art. - Adrien Fondecave



23. PERFECT DAYS de Wim Wenders (2023)

Perfect Days est le film de Wim Wenders qui représente parfaitement sa filmographie. Ce cinéaste qui réalise des films de fiction à la façon de documentaires. C’est un cinéma qui prend la route, un cinéma du voyage, un cinéma qui dépasse les frontières afin de rendre compte d’une culture, d’une manière de vivre, d’un contexte géographique… Dans Perfect Days, nous suivons le quotidien d’un homme âgé, qui toujours dans sa routine, rêve quotidiennement par la littérature, la musique et la nature. Cette nature prend une place centrale du décor si bien capturé de la ville de Tokyo. - Joa Mauduech



23. LICORICE PIZZA de Paul-Thomas Anderson (2022)

Histoire d’amour aussi délirante et pétillante que les années 70’s (époque de l’intrigue).

Super dialogues, BO de dingue, acteurs - alors méconnus - frais, drôles, francs ! - Louise Devillers



25. AFTERSUN de Charlotte Wells (2023)

Une vague d'été, ce film m'a fait le plus grand bien et énormément de mal à la fois. D'une délicatesse admirable, c'est le souvenir d'un parallèle entre le préadolescent et la vie d'un jeune parent. Absolument déchirant et tellement simple, sincère. Chaque plan trouve sa signification tout comme le grain, les couleurs et les pixels du caméscope. Les textures et les couleurs sont sublimes, Paul Mescal aussi haha. J'avais à peine quitté la salle que je voulais le regarder à nouveau. C'est ce genre de films qui me donne envie de faire des films. - Noémie Wehrung



25. LA GRANDE BELLEZA de Paolo Sorrentino (2013)

Nouveau visionnage et je comprends enfin ce sentiment d’errance retranscrit si bien dans le film. Un écrivain reconnu pour son seul roman de jeunesse et "roi des mondains", questionne sa vie autant que son avenir. Son appartement fait face au Colisée, il a de quoi se questionner sur son œuvre. On se promène avec ce personnage, entouré d’art, des sons de la nature, de conversations intellectuelles et par-dessus tout de "la grande belleza" romaine. Comme il le dit si bien lui-même : "j’ai cherché toute ma vie la grande beauté mais je ne l’ai jamais trouvée". Parfois, la beauté vient du fait d’accepter la vérité, Godard finalement n’avait pas si tort en prononçant les mots suivants : "la beauté est la splendeur de la vérité". - Raphaël Chadha



LE TOP DE CHAQUE RÉDACTEUR


RAPHAËL CHADHA
  1. LES AMANTS RÉGULIERS de Philippe Garrel (2005)

  2. IRRÉVERSIBLE de Gaspard Noé (2002)

  3. PHANTOM THREAD de Paul Thomas Anderson (2017)

  4. BERGMAN ISLAND de Mia Hansen Love (2021)

  5. TÁR de Todd Fields (2022)

  6. CORSAGE de Marie Kreutzer (2022)

  7. LE LEVER DE RIDEAU de François Ozon (2026)

  8. DOGVILLE de Lars Von Trier (2003)

  9. HOLY MOTORS de Leos Carax (2014)

  10. LA GRANDE BELLEZA de Paolo Sorrentino (2013)

  11. VALEUR SENTIMENTALE de Joachim Trier (2025)

  12. DE BATTRE MON COEUR S’EST ARRÊTÉ de Jacques Audiard (2005)

  13. ESTHER KAHN d’Arnaud Desplechin (2000)

  14. LA DISPARITION DE JOSEF MENGELE de Kirill Serebrennikov (2025)

  15. PETIT TAILLEUR de Louis Garrel (2010)

  16. LE GARÇON ET LA BÊTE de Mamoru Hosoda (2015)

  17. AMOUR de Michael Haneke (2012)

  18. ACTRICES de Valeria Bruni-Tedeschi (2007)

  19. VILAINE FILLE, MAUVAIS GARÇON de Justine Triet (2012)

  20. LA FLEUR DE BURITI de Renée Nader Messora, João Salaviza (2023)

  21. WASP d’Andrea Arnold (2003)

  22. LA CHIMÈRE d’Alice Rohrwacher (2023)

  23.  LE RAVISSEMENT d’Iris Kaltenback (2023)

  24. LA TOUR DE GLACE de Lucile Hadžihalilović (2025)

  25. THEY SHOT THE PIANO PLAYER de Fernando Trueba (2023)


MENTION HONORABLE : LE REDOUTABLE de Michel Hazanavicius (2017)



LOUISE DEVILLERS
  1. LE VOYAGE DE CHIHIRO de Hayao Miyazaki (2002)

  2. LA ZONE D’INTÉRÊT de Jonathan Glazer (2024)

  3. SIRÂT d’Oliver Laxe (2025)

  4. LA MAUVAISE ÉDUCATION de Pedro Almodovar (2004)

  5. TARDES DE SOLEDAD d’Albert Serra (2025)

  6. UNDER THE SILVER LAKE de David Robert Mitchell (2018)

  7. MOONRISE KINGDOM de Wes Anderson (2012)

  8. UN PIGEON PERCHÉ SUR UNE BRANCHE PHILOSOPHAIT SUR L'EXISTENCE de Roy Andersson (2014)

  9. SUR L’ADAMANT de Nicolas Philibert (2023)

  10. LES FEUILLES MORTES d’Aki Kaurismäki (2023)

  11. LA CHIMÈRE d’Alice Rohrwacher (2023)

  12. L’HISTOIRE DE SOULEYMANE de Boris Lojkine (2024)

  13. LA FORME DE L’EAU de Guillermo del Toro (2018)

  14. CALL ME BY YOUR NAME de Luca Guadagnino (2017)

  15. LICORICE PIZZA de Paul Thomas Anderson (2022)

  16. RESPIRO d’Emanuele Crialese (2003)

  17. LE PIANISTE de Roman Polanski (2002)

  18. UN HÉROS d’Asghar Farhadi (2021)

  19. JUSTE LA FIN DU MONDE de Xavier Dolan (2016)

  20. UNE SÉPARATION d’Asghar Farhadi (2011)

  21. TAXI TÉHÉRAN de Jafar Panahi (2015)

  22. QUATRE MOIS, TROIS SEMAINES, DEUX JOURS de Cristian Mungiu (2007)

  23. MOI, CAPITAINE de Matteo Garrone (2024)

  24. THE WRESTLER de Daren Aronofsky (2008)

  25. LUCKY STRIKE de Yong-hoon Kim (2020)



ADRIEN FONDECAVE 
  1. LE VOYAGE DE CHIHIRO d’Hayao Miyazaki (2001)

  2. YI YI d’Eward Yang (2000)

  3. GLADIATOR de Ridley Scott (2000)

  4. UNE BATAILLE APRÈS L'AUTRE de Paul Thomas Anderson (2025)

  5. LA LA LAND de Damien Chazelle (2017)

  6. MEMORIES OF MURDER de Bong Joon-Ho (2003)

  7. THERE WILL BE BLOOD de Paul Thomas Anderson (2007)

  8. THE YARDS de James Gray (2000)

  9. LA NUIT NOUS APPARTIENT de James Gray (2007)

  10. LE CHÂTEAU AMBULANT d’Hayao Miyazaki (2004)

  11. IN THE MOOD FOR LOVE de Wong Kar-Wai (2000)

  12. LE VENT SE LÈVE d’Hayao Miyazaki (2013)

  13.  LES HARMONIES WERCKMEISTER Béla Tarr et Ágnes Hranitzky (2000)

  14. INTERSTELLAR de Christopher Nolan (2014)

  15. LICORICE PIZZA de Paul Thomas Anderson (2021)

  16. JSA - JOINT SECURITY AREA de Park Chan-Wook (2000)

  17. A TOUCH OF SIN de Jia Zhangke (2013)

  18. PERFECT DAYS de Wim Wenders (2023)

  19. KILLERS OF THE FLOWER MOON de Martin Scorsese (2023)

  20. LES FEUILLES MORTES d’Aki Kaurismäki (2023)

  21. LA CHIMÈRE d’Alice Rohrwacher (2023)

  22. LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE de Mohammad Rasoulof (2024)

  23. NOTRE PETITE SŒUR d’Hirokazu Kore-eda (2015)

  24. À L'OUEST DES RAILS de Wang Bing (2003)

  25. UN SIMPLE ACCIDENT de Jafar Panahi (2025)



MATHIS GAUTHERIN
  1. NOBODY KNOWS de Hirokazu Kore-eda (2004)

  2. MANCHESTER BY THE SEA de Kenneth Lonergan (2016) 

  3. PERFECT DAYS de Wim Wenders (2023)

  4. LA CHIMÈRE d’Alice Rohrwacher (2023) 

  5. COLD WAR de Paweł Pawlikowski (2018) 

  6. GODLAND de Hlynur Pálmason (2022) 

  7. TROPICAL MALADY d’Apichatpong Weerasethakul (2004)

  8. HAPPY AS LAZZARO d’Alice Rohrwacher (2018)

  9. JULIE EN 12 CHAPITRES de Joachim Trier (2021) 

  10. LES FEUILLES MORTES d’Aki Kaurismäki (2023)

  11. THE BANSHEES OF INISHERIN de Martin McDonagh (2022) 

  12. THERE WILL BE BLOOD de Paul Thomas Anderson (2007) 

  13. MEMORIES OF MURDER de Bong Joon-ho (2003)

  14. THE ACT OF KILLING de Joshua Oppenheimer (2012) 

  15. LA ZONE D’INTÉRÊT de Jonathan Glazer (2023) 

  16. LA CITÉ DE DIEU de Fernando Meirelles & Kátia Lund (2002) 

  17. FIRE OF LOVE de Sara Dosa (2022) 

  18. SOUNDTRACK TO A COUP D’ETAT de Johan Grimonprez (2025) 

  19. ILLUSIONS PERDUES de Xavier Giannoli (2021)

  20. L’ARBRE AUX PAPILLONS D'OR de Phạm Thiên Ân (2023) 

  21. NO OTHER LAND de Basel Adra, Hamdan Ballal, Yuval Abraham (2024) 

  22. HISTOIRE DE LA BONNE VALLÉE de José Luis Guerin (2025)

  23. MAGELLAN de Lav Diaz (2025) 

  24. UN SIMPLE ACCIDENT de Jafar Panahi (2025)

  25. LE VENT SE LÈVE de Ken Loach 



ZOÉ GRANDCOLAS
  1. LA LA LAND de Damien Chazelle (2017)

  2. SHUTTER ISLAND de Martin Scorsese (2010)

  3. ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND de Michel Gondry (2004)

  4. POLISSE de Maïwenn (2011)

  5. NOS JOURS HEUREUX de Éric Toledano, Olivier Nakache (2006)

  6. HUIT FEMMES de Francois Ozon (2002)

  7. MEMENTO de Christopher Nolan (2000)

  8. AFTERSUN de Charlotte Wells (2023)

  9. LA ZONE D’INTÉRÊT de Jonathan Glazer (2024)

  10. MEMORIES OF MURDER de Bong Joon-ho (2003)

  11. À BORD DU DARJEELING LIMITED de Wes Anderson (2008)

  12. CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE de Tim Burton (2005)

  13. HER de spike Jonze (2014)

  14. PARASITE de Bong Joon-ho (2019)

  15. LA COULEURS DES SENTIMENTS de Tate Taylor (2011)

  16. LA VAGUE de Dennis Gansel (2009)

  17. LE CHÂTEAU AMBULANT d’Hayao Miyazaki (2005)

  18. ALICE AU PAYS DES MERVEILLES de Tim Burton 2010

  19. PIRATES DES CARAÏBES de Gore Verbinski, la malédiction du Black

  20. PEARL de Ti West (2003)

  21. 12 YEAR A SLAVE de Steve McQueen (2013)

  22. MASCARADE de Nicolas Bedos (2022)

  23. RATATOUILLE de Brad Bird Disney 2007

  24. JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES de Jeanne Herry (2023)

  25. LE COMTE DE MONTE-CRISTO de Matthieu Delaporte, Alexandre de La Patellière (2024)


MENTION HONORABLE : LES ENFANTS VONT BIEN de Nathan ambrosioni (2025)



RUBEN MARIAGE
  1. NO COUNTRY FOR OLD MEN d’Ethan Coen, Joel Coen (2008)

  2. THERE WILL BE BLOOD de Paul Thomas Anderson (2008) 

  3. TRILOGIE DU SEIGNEUR DES ANNEAUX de Peter Jackson (2001-2003) 

  4. MONSTRES ET CIE de Pete Docter (2002) 

  5. INTOUCHABLE de d’Éric Tolédano et Olivier Nakache (2011)

  6. ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND de Michel Gondry (2004) 

  7. GRIZZLY MAN de Werner Herzog (2005)

  8. MOMMY de Xavier Dolan (2014)

  9. UNE SÉPARATION d’Asghar Farhadi (2011) 

  10. LE VOYAGE DE CHIHIRO de Hayao Miyazaki (2001)

  11. LE LABYRINTHE DE PAN de Guillermo Del Toro (2006) 

  12. THE DARK KNIGHT de Christopher Nolan (2008) 

  13. LE PIANISTE de Roman Polanski (2002) 

  14. INTO THE WILD de Sean Penn (2007) 

  15. LITTLE MISS SUNSHINE de Valerie Faris & Jonathan Dayton (2006) 

  16. LA CITÉ DE DIEU de Fernando Meirelles et Katia Lund (2006) 

  17. GLADIATOR de Ridley Scott (2000)

  18. GOOD MORNING ENGLAND de Richard Curtis (2009)

  19. UN HOMME D’EXCEPTION de Ron Howard (2002) 

  20. LES CHORISTES de Christophe Barratier (2004) 

  21. LES INFILTRÉS de Martin Scorsese (2006)

  22. PARASITE de Bong Joon-Ho (2019)

  23. IN THE MOOD FOR LOVE de Wong Kar Wai (2000) 

  24. L’AUBERGE ESPAGNOLE de Cédric Klapisch (2002) 

  25. ASTÉRIX MISSION CLÉOPÂTRE d’Alain Chabat (2002) 



JOA MAUDUECH 
  1. L’AMOUR QU’IL NOUS RESTE de Hlynur Pálmason (2025)

  2. LAST SUMMER de Ozan Açiktan (2021)

  3. LA CITÉ DE DIEU de Fernando Meirelles et Katia Lund (2006) 

  4. PERFECT DAYS de Wim Wenders (2023)

  5. FIRE OF LOVE de Sara Dosa (2022) 

  6. SUBMARINE de Richard Ayoade (2011)

  7. INCENDIES de Denis Villeneuve (2010)

  8. THE CLIMB de Michael Angelo Covino (2019)

  9. BLUE BAYOU de Justin Chon (2021)

  10. OLLIE d’Antoine Besse (2025)

  11. JULIE EN 12 CHAPITRES de Joachim Trier (2021)

  12. BIRDMAN d'Alejandro Gonzalez Innaritu 

  13.  BIRD d’Andrea Arnold (2024)

  14. AFTERSUN de Charlotte Wells (2023)

  15. THE LOOK OF SILENCE de Joshua Oppenheimer (2024)

  16. LE SECRET DE BROCKBACK MOUNTAIN de Ang Lee (2006)

  17. LA MAIN DE DIEU de Paolo Sorrentino (2021)

  18. NOMAD LAND de Chloé Zaho (2020)

  19. DALLAS BUYERS CLUB de Jean-Marc Vallée (2014)

  20. MY FIRST SUMMER de Katie Found (2020)

  21. PUNCH DRUNK LOVE de Paul-Thomas Anderson (2002)

  22. THE VERTICAL RAY OF THE SUN de Tran Anh Hung (2000)

  23. WAVES de Trey Edward Shults (2020)

  24. LE PARFUM de Tom Tykwer (2006)

  25. THE LOBSTER de Yorgos Lanthimos (2015)


DAVID-ALESSANDRO NIGRIS
  1. LES HARMONIES WERCKMEISTER de Béla Tarr (2003)

  2. FAUST d’Alexandre SOKOUROV (2012)

  3. DOGVILLE de Lars von Trier (2003)

  4. MULHOLLAND DRIVE de David LYNCH (2001)

  5. SUZHOU RIVER de LÓU Yè (2000)

  6. HISTOIRE DE MA MORT d’Albert Serra (2013)

  7. JAPÓN de Carlos Reygadas (2003)

  8. LA CIÉNAGA de Lucrecia Martel (2002)

  9. TROPICAL MALADY d’Apichatpong Weerasethakul (2004)

  10. AMOUR de Michael Haneke (2012)

  11. TABOU de Miguel Gomes (2012)

  12. DES TROUS DANS MA TÊTE de Guy Maddin (2008)

  13. LE CHEVAL DE TURIN de Béla Tarr (2011)

  14. LA COMMUNE (PARIS, 1871) de Peter Watkins (2007)

  15. INLAND EMPIRE de David Lynch (2006)

  16. DANCER IN THE DARK de Lars von Trier (2000)

  17. THE SADDEST MUSIC IN THE WORLD de Guy Maddin (2003)

  18. KAILI BLUES de Bi Gan (2016)

  19. SHIRIN d’Abbas Kiarostami (2010)

  20. AFERIM! de Radu Jude (2015)

  21. IL ÉTAIT UNE FOIS EN ANATOLIE de Nuri Bilge Ceylan (2011)

  22. TROIS VISAGES de Jafar PANAHI (2018)

  23. NORTE, LA FIN DE L’HISTOIRE de Lav Diaz (2015)

  24. ONLY LOVERS LEFT ALIVE de Jim Jarmusch (2014)

  25. LA CHIMÈRE d’Alice Rohrwacher (2023)



ALESSIA PARIS 
  1. PHANTOM THREAD de Paul Thomas Anderson (2017)

  2. WHIPLASH de Damien Chazelle (2014)

  3. UNDER THE SILVER LAKE de David Robert Mitchell (2018)

  4. FRIDA de Julie Taymor (2002)

  5. EMA de Pablo Larraín (2019)

  6. TOUT LE MONDE AIME JEANNE de Céline Devaux (2022)

  7. IN THE MOOD FOR LOVE de Wong Kar-wai (2000)

  8. BILLY ELLIOT de Stephen Daldry (2000)

  9. HUIT FEMMES de François Ozon (2002)

  10. LITTLE MISS SUNSHINE de Valerie Faris, Jonathan Dayton (2006)

  11. PARDONNEZ-MOI de Maïwenn (2006)

  12. LA GRANDE BELLEZZA de Paolo Sorrentino (2013)

  13. DANCER IN THE DARK de Lars Von Trier (2000)

  14. RIEN À FOUTRE de Julie Lecoustre & Emmanuel Marre (2021)

  15. RÉPARER LES VIVANTS de Katell Quillévéré (2016)

  16. THE FLORIDA PROJECT de Sean Baker (2017)

  17. PARASITE de Bong Joon-ho (2019)

  18. LICORICE PIZZA de Paul Thomas Anderson (2021)

  19. BABYLONE de Damien Chazelle (2022)

  20. LE RÈGNE ANIMAL de Thomas Cailley (2023)

  21. SUR L’ADAMANT de Nicolas Philibert (2023)

  22. L’HISTOIRE DE SOULEYMANE de Boris Lojkine (2024)

  23. EN PREMIÈRE LIGNE de Petra Volpe (2025)

  24. TARDES DE SOLEDAD de Albert Serra (2025)

  25. L’ÎLE AUX CHIENS Wes Anderson (2018)


JÉRÉMIE PRIGENT
  1. INLAND EMPIRE de David Lynch (2006)

  2. PACIFICTION d’Albert Serra (2022)

  3. ELEPHANT de Gus Van Sant (2003)

  4. MAD MAX FURY ROAD de Georges Miller (2015)

  5. UNDER THE SKIN de Jonathan Glazer (2014)

  6. MULHOLLAND DRIVE de David Lynch (2001)

  7. HOLY MOTORS de Leos Carax (2012)

  8. L’ARBRE AUX PAPILLONS D'OR de Phạm Thiên Ân (2023) 

  9. MEMORIA d’Apichatpong Weerasethakul (2021)

  10. NEON DEMON de Nicolas Winding Refn (2016)

  11. NOBODY KNOWS de Hirokazu Kore-eda (2004)

  12. PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU de Céline Sciamma (2019)

  13. RÉSURRECTION de Bi GAN (2025)

  14. ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND de Michel Gondry (2004)

  15. TRENQUE LAUQUEN de Laura Citarella (2023)

  16. AMOUR de Michael Haneke (2012)

  17. MEMORIES OF MURDER de Bong Joon-Ho (2003)

  18. FAUTE D’AMOUR d’Andreï Zwiaginstev (2017)

  19. DRIVE MY CAR de Ryusuke Hamaguchi (2022)

  20. PARLE AVEC ELLE de Pedro Almodovar (2002)

  21. JAUJA de Lisandro Alonso (2015)

  22. LE RIRE ET LE COUTEAU de Pedro Pinho (2025)

  23. LA FORÊT DE MOGARI de Naomi Kawase (2007)

  24. LES HARMONIES WERCKMEISTER de Béla Tarr (2000)

  25. TOKYO SONATA de Kiyoshi Kurosawa (2009)

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