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GARANCE de Jeanne Herry - FESTIVAL DE CANNES 2026 - COMPÉTITION OFFICIELLE

  • Photo du rédacteur: Raphaël Chadha
    Raphaël Chadha
  • il y a 2 jours
  • 1 min de lecture

LE MOT : DÉMÉNAGEMENT 

Garance est le prénom que porte Arletty dans Les enfants du paradis de Marcel Carné. Ça tombe bien, un extrait de ce film est inclus dans le nouveau long-métrage de Jeanne Herry. 


Adèle Exarchopoulos a comme objectif de suivre cette lignée d’actrices françaises laissant une empreinte sur le cinéma. Malheureusement, la réalisatrice française ne lui offre rien que des dialogues pompeux, écrit avec l’encre la plus lourde possible, dans laquelle la comédienne se noie complètement. On regrettait déjà depuis quelques temps les propositions de jeu singulières de l’interprète comme Sybil de Justine Triet ou Rien à foutre d'Emmanuel Marre (en compétition officielle aussi avec Notre Salut).


Pour préciser l’intrigue, nous suivons une actrice justement, dans son essai de réussite, retenue par son addiction à l’alcool. 


On ne peut s’empêcher de penser au film Le Poison de Billy Wilder, mélangeant combat contre sa dépendance à l’eau de vivre et travail artistique. 


Le film trouve sa principale qualité dans son montage, qui reste un des plus impressionnants du festival jusqu’ici (après L'Être aimé de Rodrigo Sorogoyen). Jeanne Herry segmente son récit par déménagement de Garance, chapitrant à la fondue au noir, tel un Julie en 12 chapitres de Joachim Trier. 

Le processus est juste, puisqu’il questionne aussi l’idée de montage lui-même, l’idée de blocs sur une ligne de montage, comme des environnements à part entière. 


Jeanne Herry est comme une agent immobilière qui tient un très beau logement mais qui peine à le vendre. Oui, vous acheteurs, il reste des travaux à faire ! 


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