LA GRADIVA de Marine Atlan - FESTIVAL DE CANNES 2026 - SEMAINE DE LA CRITIQUE
- Raphaël Chadha
- il y a 2 jours
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LE MOT : ORANGES
La rédaction avait choisi de faire 8 lignes maximum par film cannois, seulement quand on voit cette œuvre de 2h25, qui au premier montage était de 3h15 (selon nos informations), on est obligé de rallonger un peu.
La Gradiva traite d’une classe de terminale en voyage scolaire en Italie, plus précisément à Naples.
La réalisatrice signe son premier long-métrage avec brio. Elle réussit à envelopper ses personnages dans des décors somptueux, portant autant un amour de l’extérieur que de l’intérieur du monde.
Le montage est millimétré, accompagnant son film d’un rythme de battement de cœur, découpant ses propres images (étant aussi la chef-opératrice du film) pour faire résonner chaque réplique.
La Gradiva vit, explore, nous oblige (heureusement) à devenir un camarade de plus dans cette troupe plus singulière que n’importe lesquelles.
Petite mention à Suzanne Gerin, qui semble avoir une facilité de plus que les autres. L’actrice cueille ses émotions comme des oranges suspendues à un arbre. La réalisatrice lui offre une scène onirique d’une grande beauté, entre passion et mort.
Le film s’arrête aussi à Pompéi l’histoire d’un instant. De quoi me permettre de dire que sous cette pluie de sensations, j’ai été enseveli de bonheur d’avoir découvert un tel univers.
Enfin, La Gradiva signifiant en latin "celle qui marche de l’avant", remplaçons "celle" par "Marine Atlan" et je vous conseille à tous de suivre son pas.




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