AMARGA NAVIDAD de Pedro Almodóvar - FESTIVAL DE CANNES 2026 - COMPÉTITION OFFICIELLE
- Raphaël Chadha
- il y a 2 jours
- 1 min de lecture

LE MOT : ARCHITECTURE
Pedro Almodóvar est partout en France, à Paris il y a peu pour une rétrospective dédiée à son travail au Mk2 Bibliothèque et à Cannes pour y présenter Amarga Navidad en Compétition Officielle.
Au début du film, nous sommes propulsés en 2004, dans le quotidien migraineux d’une réalisatrice “culte” devenue réalisatrice de publicités. Après un certain temps nous comprenons qu’en réalité, cette première histoire est en train d’être rédigée par un grand réalisateur, Raúl, en panne d’inspiration.
Avec sa nouvelle œuvre, Almodóvar réplique le même format, la même idée (en moins bien) que La Mauvaise éducation, aussi sorti en salle en 2004, le lien est donc évident. Cela dit, en insistant davantage sur les rapports entre réalité et fiction (dont il parlait lors d’une masterclass parisienne).
À noter : certains passages utilisent la perspective artistique avec génie, jouant sur la présence de didascalies écrites en bas de l’écran en simultané de la scène interprétée.
Aussi, l’utilisation de chansons de Chavela, qui sont réelles, approfondit les parties créées par Raúl.
Malheureusement, voilà les seuls contrepoids aux défauts bien trop nombreux.
Notamment le défilé de publicités (Chanel, Cartier, Prada, Apple et bien d’autres). On se demande si le réalisateur de La Chambre d'à côté n’a pas pensé aux marques sponsors avant de penser à son film.
Si on devait faire une métaphore d’Amarga Navidad, on dirait que Pedro Almodóvar est un architecte qui réussit son dessin calqué sur un autre mais que la structure finale ne parvient pas à tenir debout.




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