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HER PRIVATE HELL de Nicolas Winding Refn - FESTIVAL DE CANNES 2026 - HORS COMPÉTITION

  • Photo du rédacteur: Raphaël Chadha
    Raphaël Chadha
  • il y a 14 heures
  • 1 min de lecture

LE MOT : ROCOCO

Je suis un grand amoureux de la trilogie frénétique Pusher du réalisateur danois tout en acceptant que Her Private Hell sorte de cette vitesse folle et plus largement, de toutes temporalités.  


C’est un objet d’art qui fait penser autant à la peinture excessive rococo, Watteau ou Boucher pour ne citer qu’eux, qu’à des pièces de théâtre telles que l’Antoine et Cléopâtre de Célie Pauthe. 


Évoquer cet art de la scène n’est pas anodin, Refn fait jouer ses comédiens avec des dialogues romériens spécifiquement dans l’expression et la forme. Pour le fond, c’est davantage flou.   


Flou, oui, Her Private Hell est une œuvre expérimentale. Par exemple, voici ce qu’est censé être le synopsis : "À Tokyo, une jeune femme se lance dans un périple à la recherche de son père alors qu'une brume mystérieuse envahit la mégalopole japonaise". Seulement, pour être honnête avec vous, l’empire nippon n’est jamais mentionné dans le film. 


L’espace comme le temps ne compte plus, ce qui compte, comme dans un Gaspard Noé ou un Bertrand Mandico, c’est l’atmosphère. 


La brume, la couleur, le mysticisme, vous avez déjà de quoi imaginer, ça tombe bien, vous continuerez de le faire en visionnant le film. 

  


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