LA CORDE AU COU de Gus Van Sant
- Jérémie Prigent
- 14 avr.
- 1 min de lecture

LE MOT : COLÈRE
7 ans après un accueil critique et public plutôt tiède pour son précédent film Don't Worry, He Won't Get Far on Foot, pourtant un biopic bouleversant sur le célèbre dessinateur de bandes dessinées John Callahan, Gus Van Sant est de retour pour son 18ème long-métrage, le deuxième d’affilé inspiré d’une histoire vraie : La Corde au cou. Mais contrairement au précédent, c’est surtout la flamme politique, engagée, révoltée contre le système du réalisateur qui nous brûle sans déplaisir la rétine !
Comme bon nombre de personnages de sa filmographie, Tony Kiritsis, l’(anti)héros de La Corde au cou, nerveusement et formidablement interprété par Bill Skarsgård, porte en lui une véritable obsession : se venger du courtier qu’il pense responsable de ses difficultés financières. Il va passer à l’acte en kidnappant le fils dudit courtier, ce qui va passionner les foules de l’époque (nous sommes en 1977 à Indianapolis) et donner lieu à un grand barnum médiatique.
Même si, dans sa globalité, ce nouvel opus du maestro respire la banalité ou le manque de panache par rapport à ses précédentes œuvres phares, il se dégage un certain plaisir et une certaine efficacité dans le traitement des péripéties et de la narration. Un Gus Van Sant mineur est déjà beaucoup plus jouissif et passionnant que de nombreux films actuels !




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