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LA POUPÉE de Sophie Beaulieu

  • Ruben Mariage
  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture
Un homme tient dans ses bras une femme dans leur lit, éclairés par une lampe de chevet

LE MOT : SUPERFICIEL

La Poupée, premier long-métrage de Sophie Beaulieu, est une comédie romantique française qui nous raconte l’histoire rocambolesque de Rémi. Pourquoi rocambolesque, me direz-vous ? Parce que Rémi, joué par Vincent Macaigne, a le cœur brisé. Hormis son travail comme employé dans une entreprise de vente de gazon synthétique, il n’a plus rien dans sa vie. Pour compenser son chagrin d’amour, il décide de se procurer une poupée sexuelle. 


Et, un beau matin, comme par magie, cette poupée prend vie. S’anime ! Un cauchemar qui devient un rêve pour Rémi. Sa poupée sexuelle devient une femme, sous les traits de la comédienne Zoé Marchal. Au même moment, une nouvelle collègue pointe le bout de son nez dans l’entreprise de faux gazon : pétillante, intelligente, solaire et magnifique, c’est Audrey, jouée par Cécile de France.


Alors qu’il se remet tout juste d’un premier miracle, il s’en produit un second pour Rémi, qui tombe amoureux d’Audrey. Il alterne donc entre sa poupée, à qui il fait découvrir la vie à la manière de Pygmalion, et cette romance improbable avec Audrey. Comment va finir cette histoire ?


UNE COMÉDIE ROMANTIQUE ABSURDE

La Poupée est une comédie légère qui se joue des codes et n’hésite pas à plonger dans les sujets malaisants de la vie quotidienne : notre rapport au sexe, au travail, à la vieillesse… à travers ce personnage improbable de poupée vivante qui découvre la société avec des yeux neufs. Une société prude, sclérosée par ses codes et empêtrée dans ses contradictions. 


Le casting est intéressant, notamment par la présence d’une nouvelle venue : Zoé Marchal, que l’on a vue dans des séries à la télévision et dans des rôles au cinéma, et que l’on découvre ici dans un premier grand rôle, où elle envoie une énergie brute, contrastant avec son apparence lisse de poupée. Vincent Macaigne brille dans un rôle dans lequel on l’a déjà vu maintes fois, mais qu’il maîtrise parfaitement, incarnant avec subtilité autant la détresse que la comédie. Et Cécile de France, toujours juste, toujours engagée, avec un capital sympathie intact : on ne peut que l’aimer. D’autres seconds rôles, comme Gilbert Melki et Marianne Basler viennent compléter ce joli casting. Une belle équipe. 


Ce film absurde laisse néanmoins pas mal d’interrogations. Certaines incohérences nous sortent de l’intrigue principale. Le scénario est assez prévisible et laisse peu de suspense quant à l’issue de cette histoire… Une histoire étrange entre un homme et sa poupée. On ne juge pas — qui juge ? Toi ? Non. Bon.


Rémi fait ce qu’il veut. Mais parfois, l’incrédulité des personnages et le hasard de certains événements interviennent de façon un peu trop pratique, simplement pour faire avancer le scénario, au détriment de la caractérisation des personnages et de leur développement. 


Le film passe donc par certaines scènes conventionnelles, passages obligés du genre, sans pour autant proposer quelque chose de réellement nouveau.


Malgré tout, La Poupée possède un sujet original et maîtrise l’absurde, tout en portant une réflexion sur la société… C’est drôle, c’est léger, et c’est un premier film ! Pari réussi donc pour Sophie Beaulieu, et son casting remarquable. Au cinéma le 22 avril.

 


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