THE MAN I LOVE d’Ira Sachs - FESTIVAL DE CANNES 2026 - COMPÉTITION OFFICIELLE
- Raphaël Chadha
- il y a 32 minutes
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LE MOT : CAVERNE
The Man I Love est à la fois le nom du nouveau long-métrage d’Ira Sachs et celui d’un standard de jazz (chanté par Rami Malek dans un des passages du film). La musique est donc un pilier de cette œuvre, développons.
Le réalisateur américain construit son film tel que N'attendez pas trop de la fin du monde de Radu Jude (lui aussi en sélection à la Quinzaine des cinéastes). C'est-à-dire développer une fiction en réponse à une archive cinématographique. Ici, nous sommes face à un document audiovisuel d’une grande force : une chanteuse, perruque rose, entonnant en français. Elle se déplace autour d’instruments qui deviennent des personnages déployant leur propre voix.
Ce n’est pas anodin d’employer les instruments comme des protagonistes puisque Jimmy interprétera cette chanteuse dans une pièce de théâtre basée sur l’archive en question.
La musique se déploie sous toutes ses formes : via la superposition de deux mélodies, un opéra effaçant une musique intérieure d’un personnage ou alors autour d’une table, chacun ajoutant une note à la mélodie finale tel Husbands de John Cassavetes.
Par ailleurs, Jimmy est atteint du sida. Et assez intelligemment, Sachs voit dans l’incarnation de son protagoniste en chanteuse, un échappatoire. C’est dans le chant et son jeu qu’on trouve sa vérité et son honnêteté.
Cela dit, le film bien que musicalement intéressant subit beaucoup de maladresses que ce soit dans les diverses interprétations, répétitions ou encore dans la recherche du sentiment.
Si je devais résumer le film, je dirais que c’est une belle mélodie qui ne résonne pas dans la caverne du cinéma.




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